Annelise Bocquet

Nous avons demandé à Annelise Bocquet, membre de l’association ce qui la poussait à être dans une « Rébellion positive ».

Voici sa réponse :

Rebelle, un peu, beaucoup, passionnément…

De manière générale, nous sommes tous plus ou moins soumis aux normes, règles et idéaux en vogue dans notre société. Dès notre enfance, les parents et les grands-parents, les instituteurs, les médecins et même les copains de la cour de récréation nous inculquent ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut penser, ce qu’il faut croire, ce qu’il faut devenir pour « quand on sera grand », comment se tenir, combien peser, quel sport pratiquer, etc. Jeune, l’enfant n’a pas vraiment son mot à dire, loin de là ! Il est tellement influençable, son esprit est si malléable, qu’il assimile, enregistre et emmagasine pléthore de préceptes et de préjugés issus des peurs, des croyances ou des théorèmes transmis par les personnes de son entourage. Vient alors l’adolescence et les premiers émois de la rébellion… Pas toujours positive et qui met les nerfs des adultes à rude épreuve !

Pourtant, c’est une phase très importante permettant à la personnalité de se forger, de tout remettre en question et de se fier uniquement à ses propres expériences…  Les adultes décrivent généralement l’adolescent comme un impertinent procrastinateur (pour ne pas employer un autre adjectif) ! Et pour cause, l’adolescent refuse les règles, surtout celles des parents et de l’école ; il heurte les conventions sociales et les idées ; en un mot, l’adolescent est un rebelle ! On entend souvent les parents dire à leurs adolescents « GRANDIS » … Comme si le fait de devenir adulte nous empêche de nous rebeller ! Eh bien, oui ! C’est une tendance globale. Au final, en devenant adulte, nous arrêtons de nous rebeller pour faire, dire, penser ou croire ce que la Société attend de nous : avoir un travail, gagner de l’argent, payer ses impôts, se marier et élever des enfants… Rares sont les personnes qui gardent leur âme d’adolescent ! Pourquoi remettre l’autorité des supérieurs hiérarchiques en cause ? Pourquoi s’indigner en écoutant les conneries diffusées à la télévision et sur Internet ? Mais comment ne pas être dégoûtés par les politiques aux réformes inapplicables, onéreuses et irréalistes, voire complètement débiles ? Parce que se rebeller comporte une part de risques : marginalisation, exclusion, précarité, chômage… Autant de mots capables de faire trembler les pauvres bougres avides de normalité que nous sommes parce que la pression sociale existe et qu’elle pèse terriblement sur notre conscience ! Mais où est donc passé notre esprit d’adolescent ?

papillonAlors, être rebelle serait l’équivalent d’un syndrome de Peter Pan ? Non… Il est possible de faire revivre notre côté rebelle en jouant avec les cartes que l’on nous donne… Il est possible encore de rêver, d’agir, de se battre pour des idées… Il faut de l’audace, de la diplomatie, de la stratégie, beaucoup de patience et de persévérance. Mais c’est possible ! Créer une entreprise, développer un réseau, monter ou s’engager dans une association, éduquer, dire et écrire pour diffuser les pensées, ou monter sur scène comme certains humoristes qui disent leurs vérités sous le couvert du show-business !… Etre rebelle et s’opposer aux évènements ou aux normes entraînent des responsabilités et des obligations. Et c’est ça, la rébellion positive ! Devenir maître de son esprit, de ses peurs, de ses croyances, les transcender et entrer en action pour améliorer sa propre vie, celle de ses enfants et, pourquoi pas, influencer le monde qui nous entoure ! Vous connaissez l’effet papillon ? Si oui, imaginez un peu toutes les possibilités, les concepts, les opportunités ou les potentialités que cette théorie apporte ? Alors, soyez rebelle ! Mais un rebelle positif !

 

Rebelle, un peu, beaucoup, passionnément…
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