Nadege JolyLa pétillante Nadège Joly déploie ses talents à nos côtés sur les réseaux sociaux. Mais peut-être ignorez-vous encore ce qui la fait vibrer …

– Comment avez-vous connu l’association « The Next-Step by Femmes remarquables » ?

Un doux après-midi, au détour d’un café frappé à l’Illustration, un bar lillois, on partageait avec une amie nos coups de cœur du moment, nos émotions de vie. C’est là, qu’elle m’a parlé d’Isabelle Deprez et de Femmes Remarquables. Je me suis abonnée à leur compte Twitter, comme un marque-page, et me suis promise d’y revenir plus tard. Chose faite à priori.

– Pourquoi et en quoi soutenez-vous l’association ?

Installée à Lille en tant que journaliste scientifique freelance depuis l’été dernier, je cherchais à rencontrer les différentes communautés lilloises consacrées à mes centres d’intérêts (pro). Mais se servir trop de boulot avec une sauce boulot par-dessus, c’est se programmer une explosion cérébrale. Intégrer Femmes Remarquables, c’était l’occasion d’associer mes aptitudes aux valeurs qui me rassurent, comme le mieux vivre ensemble, le caractère humain ou l’harmonie. Gérer les réseaux sociaux au sein du pôle communication n’est donc pas un énième « boulot » mais une autre manière de consacrer mes talents, mon temps. Le tout en découvrant des personnes…remarquables !

– Qu’est-ce que l’expression « The Next Step » vous évoque ?

C’est le pas d’après, l’aventure que nous frôlons, le gouffre surpassé d’un saut. Je ne sais si chaque femme, se retrouvera dans mes dires, cependant la vie est une succession de « steps », de marches à franchir. Je viens moi-même de bondir d’une marche à l’autre. Pour moi, The Next Step c’est ma vie actuelle !

 
– Comment et pourquoi la thématique 2016 « Allegria, la rébellion positive » vous interpelle ?

Je pourrais parler de mon travail de freelance où il faut (quelque fois) se battre tout en restant « cool » pour pointer quelques modalités impossibles ou simplement faire respecter ses droits. Je choisi plutôt d’évoquer le lien de cette thématique avec le constat de mon propre quart de siècle : si le chagrin et l’allégresse peuvent être autant constructifs l’un que l’autre, seule la joie véhicule une douce envie d’évoluer encore et toujours avec ce que nous aimons en ligne de mire.

– Quelle est votre conception d’un « rebelle positif » ?

Un rebelle positif n’est pas un rebelle négatif. Il ne casse pas les murs pour les démolir et rire comme le Joker dans Batman. Le rebelle positif a conscience des choses. Il va plutôt donner un coup de poing dans la brique cassée, et saisir sa truelle et son ciment pour bâtir un mur plus stable.

– En quelques lignes, expliquez-nous pourquoi vous êtes ou n’êtes pas un rebelle positif.

Comme je le disais il y a quelques lignes, je suis en pleine évolution dans ma vie, et ce, grâce à des pas, des « steps », effectués au fil du temps. Voilà pourquoi, je ne dirais pas que ma nature initiale est « rebelle positive », néanmoins je le suis devenue. Certaines parties de moi demeurent encore un peu grincheuses face à cette rébellion. Cela me fait sourire. Surtout lorsque je sais que cette partie moins rebelle s’efface lors de mes rébellions positives. Celles-ci se construisent, la plupart du temps, dans une ambiance musicale entrainante, lorsque je suis seule chez moi à 9h, 11h, 15h, 22h etc. Parce qu’il n’y a pas d’heures pour être libre et rebelle. Ni de ridicule à l’être d’ailleurs.

– Qu’auriez-vous envie d’ajouter ?
C’est un avis très personnel, absolument pas une généralité : je n’ai pas pu me rebeller positivement tant que je n’ai pas d’abord pris conscience de ce que j’étais au plus profond de moi. Et la route est encore longue, je pense que la vie est une quête de soi. Que l’important n’est pas de savoir tomber, mais de savoir que nous sommes tombés et mieux encore, de savoir se relever et savourer ensuite les petites joies de nos vies.

La retrouver sur Twitter @NadegeJoly

Alors Nadège, rebelle ?